Mois de la Photo à Paris 2012

Ilse Bing

27 octobre 2012 - 24 novembre 2012

Galerie Karsten Greve

5, rue Debelleyme, 3e.

Tel.: +33 1 42 77 19 37


Métro : Saint-Sébastien Froissart
Du mardi au samedi : 10 h – 19 h
Entrée libre


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lse Bing, Man Carrying Door, Frankfurt, 1929 Tirage argentique vintage 11,4 x 16,5 cm / 4 1/2 x 6 1/2 in Signe? et date? au recto en bas a? droite “IB Ffm 1929” sur le passe-partout

Encore inconnue du grand public, Ilse Bing est l’une des rares grandes photographes de la première moitié du xxe siècle et l’une des premières femmes photojournalistes.

Appartenant au cercle des photographes qui ont marqué leur époque en apportant un regard novateur sur la photo, elle fut qualifiée de “reine du Leica” par le critique et photographe Emmanuel Sougez et célébrée pour avoir contribué à l’introduction, dans les années 1930, du petit 35 mm auprès de l’école parisienne de photographie. Cette école, qui prônait les vertus du “hasard” et du vagabondage, voulait que le photographe arpente les rues sans sujet prédéterminé et qu’il sache saisir ce que le poète surréaliste Paul Éluard appelait la “poésie accidentelle”. À Paris, qui était alors le foyer de la photographie mondiale, Ilse Bing fut l’un des rares artistes à utiliser exclusivement le tout nouveau Leica, d’une conception révolutionnaire, premier appareil de petit format produit à grande échelle. (Fabriqué dans l’usine Leitz à Wetzlar, à une soixantaine de kilomètres au nord de Francfort, le Leica tire son nom de la contraction des mots Leitz et camera.) “Cet appareil photographique de petit format me semble être le prolongement de mon œil, se déplaçant avec moi, il me permet de rendre les choses plus vivantes”, explique-t-elle. Ilse Bing s’installa à Paris en 1930, où s’est révélé à elle le spectacle de la vie urbaine. Sa vision des rues de Paris est éminemment symbolique, notamment avec ses photographies de nuit dans lesquelles elle exprime sa vision onirique de la réalité et où la magie de l’éclairage artificiel l’inspire puissamment. Photographies urbaines, portraits et surtout autoportraits, mode, danse..., tels sont ses thèmes de prédilection.

Appréciée pour son recours aux points de vue audacieux, aux angles insolites, à la lumière et aux géométries naturelles, elle a également découvert un procédé de solarisation pour les négatifs, indépendamment des recherches similaires développées par Man Ray.

Ses photographies ont été publiées par de grandes revues, notamment Vu et Harper’s Bazaar. Dès 1936, son travail figurait dans la première exposition que le Musée du Louvre consacra à la photographie contemporaine.