Mois de la Photo à Paris 2012

Boris Cvjetanovic

11 octobre 2012 - 27 novembre 2012

Cité internationale des Arts

18, rue de l’Hôtel-de-Ville, 4e.

www.citedesartsparis.net

Tel.: +33 1 42 78 71 72


Métro : Pont-Marie
Du lundi au samedi : 14 h – 19 h
Entrée libre


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Boris Cvjetanovic, Nerezisce, 1990. Buga et moi. Série “Vacances d’été” © BORIS CVJETANOVIC

Boris est un homme de grande taille qui habite et travaille dans un très petit lieu, où il réalise des petits tirages, 20 x 20 cm, d’une qualité et d’une précision qui contribuent à affirmer sa singularité et sa renommée. On peut regrouper ses images en séries emblématiques de la vie quotidienne, mais on ne peut pas parler de sujets. Il n’y a pas de bon sujet, il n’y a que l’œil et le coup de cœur de Boris. Il a vu, à travers une banalité, quelque chose de plus, qui transfigure le banal et en révèle la vérité et la beauté avec une évidence telle que nous sommes persuadés nous aussi de l’avoir vu. Il nous impose un petit format. Il nous oblige à nous approcher pour bien nous montrer qu’une photographie est aussi un bel objet, précieux.
Peter Knapp

Un centre de détention pour mineurs, un hôpital psychiatrique, une usine employant des handicapés... Voici un aperçu des lieux visités par Boris Cvjetanovic au cours des années 1980-1990. Le travail photographique qui en découle témoigne de l’histoire d’une société, des conditions de vie et de travail, notamment pour les plus démunis.

Dans sa quête de l’inconnu et de la face cachée de la société, le photographe croate ne se pose pas en chasseur à la recherche d’un exotisme, mais en acteur engagé émotionnellement. Les images présentées fonctionnent comme des scènes indépendantes, des compositions reliées par une combinaison de détails que l’on découvre au fur et à mesure. Elles constituent les segments d’un récit documentaire qui recompose l’histoire d’une société. La série Vacances d’été contraste fortement avec ce travail engagé. L’artiste a photographié les moments d’intimité partagés sur les rives dalmates, dans sa maison familiale (1985-1995). Pour réaliser ces photographies, il est nécessaire d’être en “état de loisir”, comme aime à dire Cvjetanovic´ : en se libérant des contraintes du quotidien, on peut créer des scènes intemporelles qui capte l’essence de l’été, quand la paresse n’est plus péché, mais sagesse. Ces moments, même dévoilés au grand jour, ne perdent rien de l’atmosphère magique dans laquelle ils ont été créés. Au contraire, la magie se trouve renforcée par le partage et la reconnaissance universelle d’un même sentiment. Markita Franulic

Commissariat : Peter Knapp et Marija Tonkovic

Dans le cadre de “Croatie, la voici”, festival de la Croatie en France, par le ministère de la Culture de la République de Croatie, l’Institut français, le Musée des arts et métiers de Zagreb et la Cité internationale des Arts.