Mois de la Photo à Paris 2012

Les Sudre, une famille de photographes

Jean-Pierre Sudre, Claudine Sudre, Dominique Sudre, Laurence Sudre, Fanny Sudre, Jean-Bernard Sudre

12 novembre 2012 - 16 décembre 2012

FIAP Jean Monnet

30, rue Cabanis, 14e.

www.fiap-paris.org

Tel.: +33 1 43 13 17 06


Métro : Glacière
Du lundi au dimanche : 10 h – 20 h
Entrée libre


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Laurence Sudre Portrait de Juliette Binoche, Paris 1985 Tirage au gélatino-bromure d'argent

Quel est le lien entre un paysage matériographique ?de Jean-Pierre, un tirage de Nadar par Claudine,? un paysage du Montes Negros par Dominique,? le portrait de Beuys par Laurence et une image réalisée par Jean des sculptures conservées dans les réserves d’un musée ?

Certainement une longue histoire de famille animée par la même passion de la photographie, une même rigueur, une même approche dans la composition sans superflu et une grande attention apportée au tirage.

Et si les thèmes diffèrent, le regard reste le même. Jean-Pierre et Claudine Sudre épousent la photographie en 1948. Installés à Paris, Jean-Pierre fait de la prise de vue industrielle et publicitaire, Claudine travaille au laboratoire et réalise des tirages pour des éditeurs et des photographes comme Brassaï, Jeanloup Sieff, Jean-Philippe Charbonnier...

En 1968, ils créent le premier stage expérimental de photographie. Parallèlement, Jean-Pierre enseigne?à l’École nationale supérieure de La Cambre à Bruxelles et à l’ESAG à Paris où il fonde le département photographie. En 1973, ils ouvrent à Lacoste un grand centre pédagogique et de recherche.

Leurs enfants ont le même désir de partager leurs connaissances. Dominique travaille au Mexique, à Montpellier, puis à Lyon où elle fonde l’Atelier Magenta. Laurence enseigne à l’École des arts décoratifs de Paris et Jean œuvre dix années au département Communication visuelle et audiovisuelle de l’École supérieure des beaux-arts de Marseille-Luminy.

Jean-Pierre Sudre a tout au long de sa création recherché un trait d’union entre l’infiniment grand?et le tout petit pour y découvrir un seul et même univers. Maîtrisant parfaitement le hasard de la cristallisation, il met en scène les mondes de son imaginaire où tout fait sens : végétal, minéral, planétaire, animal.? Avec ces paysages, Dominique s’est également plu?à nous perdre dans les notions d’échelle. Toute? son œuvre traduit ce que fut sa rencontre amoureuse avec l’Andalousie, le Vercors et le Mexique.? Après avoir interprété magistralement l’œuvre?de photographes du XXe siècle, Claudine a voyagé grâce au tirage dans les œuvres des plus grands précurseurs – Baldus, Nadar, Atget, Bayard –, ses “amants”?de laboratoire. Elle a souvent fabriqué les papiers?de ses tirages.?Laurence n’a cessé d’aller à la rencontre de l’autre?en choisissant le face-à-face dans des portraits d’une grande intensité. C’est dans le monde des artistes et du cinéma qu’elle aime photographier, en studio itinérant. Jean a beaucoup photographié les sculptures enfermées dans les réserves des musées, produisant des compositions proches de la nature morte.? La rencontre de ces personnages de marbre éclairés par la lumière naturelle suggère des conversations d’un autre siècle, et les mains tendues dans un geste désespéré ou les mots susurrés dans une oreille?de gypse dressent le grand théâtre de la vie.?

Fanny et Jean Bernard

Commissariat : Monique Plon et Fanny Sudre