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Mois de la Photo à Paris Novembre 2010 Berlin Brastislava Luxembourg Moscou Paris Rome Vienne

Trente ans de passion


Christophe Girard
Adjoint au Maire de Paris chargé de la Culture

Affiche réalisée par Vik Muniz

Trente ans, déjà, que Paris célèbre chaque mois de novembre des années paires, la photographie, ou plutôt les photographies, qu’elles soient documentaires ou plasticiennes.

Trente ans que les acteurs culturels parisiens, dans la diversité de leurs statuts et de leurs programmations, contribuent à la richesse et au succès du festival.

Trente ans qu’un public passionné, ou simplement curieux, français et international, se retrouve à Paris au moment du festival, pour prendre le pouls de la création photographique, contemporaine ou patrimoniale.

Les évolutions survenues dans le champ photographique depuis 1980, date de la création du Mois de la Photo, sont nombreuses : de la multiplication des lieux de diffusion de la photographie au changement de statut des collections, en passant par la révolution technique du numérique et par le développement considérable du marché : le saut est à la fois qualitatif et quantitatif, et le Mois de la Photo a apporté, au fil de ses éditions, une contribution certaine à la légitimation d’un médium qui était encore insuffisamment reconnu au début des années 1980.

C’est aussi le Mois de la Photo qui a suscité dès ses débuts, assez naturellement, grâce à l’enthousiasme et à la passion de ses initiateurs, la constitution d’un embryon de collection photographique, devenue aujourd’hui l’une des collections photographiques contemporaines internationales les plus emblématiques, celle de la Maison Européenne de la Photographie. “Paris collectionne” prend donc tout son sens pour les trente ans du festival : c’est l’occasion de montrer des ensembles ou des pièces importantes de la collection de la MEP, à travers les expositions consacrées à Dieter Appelt, Alexandra Boulat, Harry Callahan, Larry Clark, Thibaut Cuisset, Raymond Depardon, Mario Giacomelli ou encore Nils Udo, parmi tant d’autres, mais aussi de faire dialoguer des collections entre elles.

Je me réjouis ainsi de ces rapprochements inédits, avec des collections municipales, étatiques ou privées, à l’instar de celui opéré avec la Maison de Victor Hugo et la Parisienne de Photographie autour du portrait d’écrivains, ou encore avec le musée de la Marine, autour de sa collection maritime.

La collection, quel que soit son statut, fascine : ce Mois de la Photo est une belle occasion de s’arrêter sur son histoire, ses logiques, ses conditions de diffusion et sur la passion qui préside à sa constitution.