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Mohamed Camara

Souvenirs

06 November 2010 - 04 December 2010

Galerie Pierre Brullé

25 rue de Tournon, 6e.

Tel.: +33 01 43 25 18 73

Mº : Odéon.
Ouvert du mardi au samedi de 14h à 19h.
Entrée libre.

© Mohamed Camara. Courtesy Galerie Pierre Brullé

Dans sa nouvelle série intitulée “Souvenirs”, le jeune photographe malien Mohamed
Camara a fait des portraits de quelques-uns de ses amis posant avec une photographie ancienne d’eux-mêmes flottant dans un sac de plastique transparent rempli d’eau. Pour lui, ce voisinage matérialise le rapport que l’on peut avoir avec son passé, plus ou moins lointain : souvenirs de la jeunesse, de la famille ou du pays ; souvenirs de moments qu’il a fallu laisser derrière soi. Présence flottante, fragile, mais persistante – toujours là, même quand nous n’y pensons pas, même si nous refusons de prendre pleinement conscience de cette nostalgie et préférons au contraire la tenir en lisière.
Avec ce travail, Camara poursuit son exploration poétique de la vie quotidienne, notamment des sentiments les plus intimes, débutée avec les “Chambres maliennes” (2001-2002). La série “Souvenirs” s’inscrit aussi dans la suite de l’univers, parfois proche du surréalisme, dessiné par les mises en scène imaginatives et précises de la série “Certains matins” (2005-2006) : dans une image justement intitulée Certains matins pas comme les autres, Camara s’était représenté découvrant au réveil le sol de sa chambre envahi par des rangées de sacs de plastique remplis d’eau, ces sacs d’eau que l’on peut acheter au bord des routes, au Mali, pour se désaltérer.
Les photographies de Mohamed Camara, minutieusement composées avec les éléments de décoration des chambres maliennes (rideaux, moustiquaires, jeux de corps et de lumières entre intérieur et extérieur...), décrivent le monde des jeunes Bamakois vu à travers le prisme de leur espace privé. Sa technique photographique et son regard, délestés de la tradition photographique des studios de Bamako, de l’inspiration occidentale ou encore d’études ou de “culture” photographiques, entretiennent une esthétique du vide, de la lumière et de l’intime.