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Ralph Gibson

Coda

04 November 2010 - 11 December 2010

Galerie Lucie Weill & Seligmann Charles Zalber

www.galerie-lws.com

6 rue Bonaparte, 6e.

Tel.: +33 01 43 54 71 95

Mº: Saint-Germain-des-Prés.
Ouvert du mardi au samedi de 14h à 19h.
Entrée libre.

© Ralph Gibson. Courtesy Galerie LWS-Paris

La galerie LWS présente, en collaboration avec la MEP, des œuvres de Ralph Gibson devenues des icônes, ainsi qu’une sélection de photographies récentes réalisées aux USA, en Thaïlande et au Cambodge entre 2009 et 2010.
“En 1959, j’étais un jeune lieutenant photographe à bord du USS Tanner. A mes heures perdues, j’explorais la bibliothèque du navire. Un mince volume attira mon attention. C’était les Quatre quartettes de T. S. Eliot. Ces poèmes me firent une impression forte et étrange. La cadence des mots suscitait des images qui provenaient de leur position même sur la page. Ce n’est que dix ans plus tard que j’ai commencé à comprendre le véritable sens de l’enchaînement des images sur une page. La succession des photographies dans The Somnambulist était le résultat direct et l’approfondissement des sentiments que j’avais éprouvés des années auparavant, dans la bibliothèque du navire. Les mots- formes d’Eliot sur la page parlaient de bien des façons, précis mais jamais trop littéraux. J’étais attiré par ce genre d’expérience, et je sais maintenant que c’était l’un des aspects sous lesquels le processus créatif devait se révéler dans mon propre travail. [...] Une exposition de mes tirages dans une galerie ou dans un musée révèle ma relation au médium photographique. On peut immédiatement y voir mon attitude à l’égard de la pellicule, de la lumière, des objectifs et de la manipulation de l’appareil. Un livre, néanmoins, est une autre histoire. Un livre dévoile mes réflexions au sujet de mes photographies et du contexte dans lequel elles sont destinées à être vues. C’est là une distinction importante. [...] Dans un livre, je peux avoir l’entière responsabilité du contexte des travaux. Le titre informe l’observateur du contexte dans lequel les images doivent être vues. [...] Alors que le spectateur, dans une exposition de photographies, est libre de se promener à sa guise dans la galerie, un lecteur tient le livre à une certaine distance spécifique de ses yeux, et il est généralement assis dans un fauteuil bien éclairé qu’il préfère. Cette distance du regard est presque toujours la même d’une personne à l’autre. En gardant cela à l’esprit, je suis assuré que certaines relations spatiales entre les images seront cohérentes, et qu’elles seront vues d’une façon semblable par tous les lecteurs. Je peux bâtir sur ce principe [...].”
Ralph Gibson