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Klein d’œil

16 November 2010 - 29 January 2011

Galerie Polka

www.polkagalerie.com

Cour de Venise, 12 rue Saint-Gilles, 3e.

Tel.: +33 01 71 20 54 97

Mº : Chemin vert ou Saint-Paul.
Ouvert du mardi au samedi de 11h à 19h30.
Entrée libre.

© William Klein. Courtesy Polka Galerie

“On n’impose rien à William Klein. Tous ceux qui ont essayé s’y sont cassé les dents ou ont menti en laissant croire qu’ils y étaient pour quelque chose. Dans tous les cas, c’est lui le « patron », c’est lui qui décide de ce qu’il va photographier, montrer, peindre, assembler, composer. Alors, convaincus (ce qui signifie : vaincus d’avance) qu’il ne sert à rien de proposer, encore moins d’imposer, un thème d’exposition à William Klein, nous lui avons donné carte blanche.
Première consigne, si l’on peut dire : qu’il s’inspire de trois de ses photos que nous avons choisies dans les trésors « alibabanesques » de la Maison européenne de la Photographie. Trois vintages exceptionnels qui ont révolutionné la photographie de mode dans les années 1950, installant les mannequins dans les décors de la vraie vie, au milieu de la foule. Sur ces trois photos, Klein libère la mode de la contrainte menteuse des studios, il éteint la lueur artificielle des balcars, et allume les lumières de la ville, rapprochant ainsi la haute couture du grand public. Celui des trottoirs. Ces trois photos sont le point de départ de l’exposition.
La seconde consigne que nous lui avons donnée : qu’il n’en fasse qu’à sa tête. Ce qu’il s’est appliqué à faire méthodiquement. Pour notre plus grand bonheur.” Alain Genestar

Photographe, peintre, cinéaste et graphiste, William Klein est l’un des artistes contemporains les plus influents et les plus controversés. Son œuvre a marqué l’histoire de la photographie. Né en 1928 à New York, il travaille à Vogue et, pour son premier livre, photographie sa ville à sa manière, chaotique, désordonnée. Le résultat est un brûlot d’une intensité et d’un dynamisme inégalés. Klein ignore les tabous, emploie le grand angle, le grain, les contrastes violents, le bougé, les cadrages inhabituels et les accidents. D’emblée, il impose un style unique qui, dans ses livres et ses expos puis, au cinéma, va influencer deux générations de photographes et de cinéastes.