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Peinture ou photographie ?

12 November 2010 - 27 November 2010

Galerie Pierre Alain Challier

www.pacea.fr

8 rue Debelleyme, 3e.

Tel.: +33 01 49 96 63 00

Mº : Saint-Sébastien-Froissard.
Ouvert du mardi au samedi de 11h à 19h.
Entrée libre.

© Keiichi Tahara, Collection Maison Européenne de la Photographie

La photographie et la peinture entretiennent des liens étroits, et nombre de photographesse sont essayés à la peinture, et vice versa. A travers l’œuvre de six artistes, l’exposition tente de mettre en lumière les rapports étroits et sensibles entre peinture et photographie. Autant d’effets troublants pour le regard, d’allers-retours productifs entre les arts, montrant s’il en était besoin l’importance de la richesse des échanges entre les médias.
Nils Udo, peintre devenu photographe de ses œuvres éphémères, revient depuis dix ans à la peinture ; riche de l’expérience de coloriste acquise en photographiant la nature, il mêle parfois différents supports sur un même tableau.
Keiichi Tahara utilise les supports des peintres de décors pour imprimer ses photographies sur le blanc délicat et translucide de la porcelaine émaillée, donnant transparence et magie à l’objet photographique, noir et or, loin de ses cadres habituels.
François Rousseau, peintre devenu photographe, glisse dans ses images, patiemment construites comme autant de tableaux mis en scène, des références assumées à la peinture, de Van Eyck, Le Nain, Le Caravage à David Hockney. Toshio Shibata a réalisé une suite d’impressions en héliogravure de ses photographies délicates et fortes, mettant en scène les grands ouvrages d’art asiatique sur le thème de l’eau, subtilement nommée “Waterfolio”. Le spectateur face aux tirages photographiques croit y voir un dessin au fusain.
Cécile Hartmann photographie des personnages énigmatiques au dos desquels sont accrochées des toiles monochromes, en suspension dans l’espace, délimitées par le corps. Peintes de couleurs vives, elles sont autant de signes picturaux envers celui qui regarde l’image. Autant d’effets troublants pour le regard, d’allers-retours productifs entre les arts, montrant s’il en était besoin l’importance de la richesse des échanges entre les médias.