Logo Maison Européenne de la Photographie Paris
Mois de la Photo à Paris Novembre 2010 Berlin Brastislava Luxembourg Moscou Paris Rome Vienne
Ajouter à ma sélection Imprimer Voir sur le plan

Avancée de la fiction sur le réel, vents forts et perturbations à l’Est :

“Anna & Eve” (2005-2010), photographies et vidéo de Viktoria Sorochinski - La Boîte d’allumettes, vidéo de Tim Parchikov

04 November 2010 - 30 December 2010

Espace Dupon

www.dupon.com

74 rue Joseph-de-Maistre, 18e.

Tel.: +33 01 40 25 46 00

Mº : Guy Môquet.
Ouvert du lundi au vendredi de 9h à19h.
Entrée libre.

© Viktoria Sorochinski

Ces projets de deux jeunes artistes russes reflètent la sensibilité et les préoccupations d’une nouvelle génération confrontée à la crise actuelle de la société russe et à ses conséquences sociales, politiques et psychologiques sur leur vie et leur production artistique.
Viktoria Sorochinski a quitté l’ex-URSS avec ses parents en 1990, et vit actuellement à New York. En 2005, elle a commencé à photographier une petite fille de trois ans et sa mère de vingt-trois ans, russes elles aussi. Elle continue ce travail subtil d’observation et d’interprétation et capte des passages de l’évolution d’Eve et de sa relation avec Anna, avec, au centre du récit, l’enfance et son corollaire de fantaisies, de peurs et “l’apprentissage” de la maternité. S’appuyant sur les mythes, les croyances populaires et la perception enfantine du bien et du mal, Viktoria traduit dans des mises en scène soignées, aussi magiques qu’inquiétantes, le monde imaginaire d’Eve et la relation complexe et intense qu’elle entretient avec sa mère. Un étrange jeu de rôles s’installe entre les deux protagonistes et avec la photographe, permettant de percevoir les tensions, la fragilité d’Anna et la détermination d’Eve. Le spectateur est à la fois captivé par ces images parfaites, où aucun détail n’est laissé au hasard, et vite perdu, comme dans un jeu de miroirs.
La Boîte d’allumettes, vidéo de Tim Parchikov, issue des collections de la Maison européenne de la photographie, met en scène, en deux courts plans-séquences, l’exécution d’un jeune homme. Cette vidéo évoque la banalisation de l’insupportable et de l’horreur, distanciée par une gestuelle dont on comprend le sens au fur et à mesure que le cadre s’élargit et que les images défi lent. Le drame d’un pays et d’une génération se trouve ainsi résumé par un triangle composé de trois personnages.