Logo Maison Européenne de la Photographie Paris
Mois de la Photo à Paris Novembre 2010 Berlin Brastislava Luxembourg Moscou Paris Rome Vienne
Ajouter à ma sélection Imprimer Voir sur le plan

New York Promenade/USA Underground

02 November 2010 - 22 December 2010

Galerie David Guiraud

www.galeriedavidguiraud.com

5 rue du Perche, 3e.

Tel.: +33 01 42 71 78 62

Mº : St-Sébastien-Froissard ou Filles du Calvaire
Ouvert du mardi au samedi de 14h à 19h.
Entrée Libre.

© Magnum Photos. Courtesy Galerie David Guiraud

Dans cette promenade américaine, tout commence avec Weegee – dont les tirages proviennent de la collection de la MEP –, Weegee the Famous, comme il aimait s’appeler et tamponner ses photos. Il a été, durant des décennies, le photographe de New York, arpentant les rues de jour et de nuit dans sa voiture spécialement aménagée en bureau et en studio photo ; branché sur la radio de la police, il vivait et rendait compte presque en temps réel de tous les faits divers qui agitaient.
D’autres photographes, à la même époque, portent un regard plus humaniste sur cette ville. L’accident, l’imprévu, le sordide ou la mort disparaissent pour laisser place à une cité qui ne conserve que sa douceur, sa poésie et peut-être aussi une certaine mélancolie. Louis Stettner capte dans ses images, les moments de repos et de détente des habitants de New York. Il les saisit assis dans des parcs face ou au bord de l’eau. Elliott Erwitt immortalise une élégante qui contemple du haut d’un immeuble le sommet de l’Empire State Building, dressé plus haut que tous les autres.
Mais New York n’est pas l’Amérique et dans les Etats la vie est sensiblement différente. Loin de l’agitation et de la croissance des métropoles, la jeunesse désœuvrée se laisse prendre au piège de la drogue. Dans les années 1960 et 1970, Larry Clark réalise un reportage sur des jeunes toxicomanes dont il partage le quotidien. Les images montrent la préparation du shoot, la violence de la piqûre et la douceur de ses effets. Les corps sont nus, jeunes et vigoureux, les femmes sont enceintes, les jeux sont dangereux. Le travail de Nan Goldin a le même sens du témoignage. Le livre The Ballad of Sexual Dependency, publié dans les années 1980, n’est pas censuré mais encensé. Ses images sont le reflet d’une époque. Dans son journal photographique, la photographe veut arrêter le temps, fixer le passé pour que rien ne disparaisse jamais.
Enfin, Anselm Skogstad, jeune artiste d’origine allemande, clôture l’exposition avec une série d’images prises dans le métro de New York à la manière de Walker Evans. Si la démarche est similaire, les photographies sont le reflet d’une époque et celle d’Anselm Skogstad est résolument contemporaine.