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Fragments latino-américains

Seize artistes, neuf pays, quarante ans d’images

19 November 2010 - 28 January 2011

Maison de l’Amérique latine

www.mal217.org

217 bd Saint-Germain, 7e.

Tel.: +33 01 49 54 75 00

Mº : Rue-du-Bac ou Solférino.
Ouvert du lundi au vendredi de 11h à 20h.
Le samedi de 14h à 18h.
Entrée libre.

© Luis Gonzalez Palma. Collection Maison Européenne de la Photographie, Paris.

L’exposition propose un kaléidoscope d’images issues des collections de la MEP, qui nous emmènent à la découverte d’une quinzaine de photographes et vidéastes d’une dizaine de pays d’Amérique latine.
Manuel Álvarez Bravo (1902-2002, Mexique), pionnier de l’art photographique mexicain, est présenté à travers trois thèmes récurrents dans son œuvre : les fragments de maison, les draps et le corps féminin. Leo Matiz (1917-1998, Colombie) a photographié populations et paysages urbains pendant plus de quarante ans dans la tradition des maîtres de l’école mexicaine. Juan Travnik (1950, Argentine) photographie la solitude et la nostalgie d’un Buenos Aires qui disparaît. Jorge Damonte (1943, Argentine) a réalisé une série de photographies de son frère Copi. Les Autres Amériques de Sebastião Salgado (1944, Brésil) sont consacrées aux démunis du continent latino-américain. La Manzana de Adán de Paz Errazuriz (1944, Chili) exprime l’espoir de reconnaissance sociale et l’insolence insouciante des prostitués transsexuels sous la dictature du général Pinochet. Red and blue with horse de Miguel Rio Branco (1946, Brésil) est uneconstruction poétique recourant à des couleurs plus minérales que végétales. Luis González Palma (1957, Guatemala) s’attache au sort des indigènes mayas et des métisses. Ses portraits visent à faire ressortir l’âme d’un peuple. Pour Marta María Perez Bravo (1959, Cuba) qui se met en scène, le corps est la synthèse d’une expérience, un moyen terme entre mythe et réalité. Les photographies de Roberto Huarcaya (1959, Pérou) transposent à des corps et paysages de son pays les portraits célèbres réalisés par de grands peintres de la Renaissance. Vik Muniz (1961, Brésil) utilise la photographie pour produire des images à partir de médiums variés. Alexander Apostól (1969, Venezuela) photographie des adolescents dans les banlieues.
La vidéo projection Them as a fountain utilise un dispositif s’inspirant directement de Bruce Nauman. Dans Homage to William Turner, Thiago Rocha Pitta (1980, Brésil) montre la combustion d’un bateau sur l’eau sale de la baie de Guanabara. L’œuvre vidéo la Bandeja de Bolívar de Juan Manuel Echavarria (1947, Colombie) symbolise, à travers la pulvérisation d’une assiette, les confl its civils qui secouent la Colombie au XXe siècle, alors que, dans Motel Hotel, Marcos Bonisson (Brésil) joue sur l’apparence d’un long travelling diurne et nocturne. Katia Maciel (1963, Brésil) fait apparaître puis disparaître, dans Inutil paisagem, les barrières qui isolent de minuscules zones vertes urbaines de Rio.