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Ombre et Lumière

Photographie moderne mexicaine : Manuel Álvarez Bravo, Agustín Jiménez et Luis Márquez

10 November 2010 - 25 February 2011

Instituto Cultural de México

www.mexiqueculture.org

119 rue Vieille du Temple, 3e.

Tel.: +33 01 44 61 84 44

Mº : Filles du Calvaire.
Ouvert du mardi au vendredi de 9h30 à 13h et de 14h30 à 18h.
Samedi et lundi de 14h30 à 18h.
Entrée Libre.

© Luis Marquez. Archivo Fotographico Manuel Toussaint, Instituto Cultural de México, Paris.

La photographie Mucho sol de Manuel Álvarez Bravo présente une jeune femme prenant un bain de soleil torse nu. Elle se tient debout, tête haute devant une grande fenêtre dont l’un des carreaux est entrouvert, tout comme la bouche sensuelle de la femme. De même, La bonne renommée endormie dévoile un modèle aux yeux fermés, baigné par les rayons intenses du soleil de la mi-journée... D’une certaine manière, Manuel Álvarez Bravo a été le soleil d’une génération de photographes qui ont renouvelé radicalement leur travail créatif. Avec Lola Álvarez Bravo, Emilio Amero, Raúl Estrada Discua, Arturo González Ruiseco, Eugenia Aurora Latapí, Jesús Torres Palomar ainsi que Agustín Jiménez et Luis Márquez, il constitue l’avant-garde historique de la photographie mexicaine. La qualité, la constance et le style particulier d’Álvarez Bravo lui ont valu un grand prestige artistique au niveau national et international, alors que la plupart des autres photographes modernistes ont sombré dans l’oubli.
L’exposition Ombre et Lumière. Photographie moderne mexicaine aspire à construire un discours visuel qui débouche sur une réflexion autour de ce qu’a été l’avant-garde photographique mexicaine et, d’une certaine manière, tente de faire sortir de l’ombre deux brillants photographes contemporains de Manuel Álvarez Bravo : Agustín Jiménez et Luis Márquez.
La sélection de ces trois artistes s’explique par plusieurs points de convergence, rencontres et influences communes, notamment au début de leur carrière professionnelle et durant la maturation de leur style personnel. Tous les trois ont travaillé pour le ministère de l’Education publique (SEP). Ils ont publié leurs clichés dans les mêmes revues et journaux de l’époque ainsi que dans le livre Escuelas Primarias de la SEP. Ils avaient tous un intérêt pour le cinéma où ils ont travaillé comme photographes de plateau ou photographes de plans fixes. L’exposition établit un dialogue visuel entre les images de ces créateurs, mettant en lumière des singularités, des thèmes communs et un désir ardent de construire des imaginaires qui les ont ancrés remarquablement dans la culture mexicaine postrévolutionnaire.