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Anonymes

18 September 2010 - 19 December 2010

Le Bal

www.le-bal.fr

6 impasse de la défense, 18e.

Tel.: +33 01 44 70 75 50

Mº : Place de Clichy.
Ouvert du mercredi au vendredi de 12h à 20h, le jeudi de 12h à 22h30
et le samedi et dimanche de 10h à 20h.
Entrée : 4 € TP/ 3€ TR.

© Anthony Hernandez

Pour son exposition inaugurale, Le Bal réunit les œuvres de huit photographes et cinéastes parmi les plus influents depuis cinquante ans, qui ont interrogé la représentation possible de l’anonymat, notion diffuse et non événementielle par essence. Il présente également plusieurs chefs-d’œuvre issus des collections de la MEP.
Au cœur du sujet : le continent nord- américain. Depuis les années 1930, sa culture grand public célèbre l’individualité, la recherche d’un accomplissement personnel, tandis que beaucoup de ses grands créateurs se sont intéressés à l’inclassable, au quotidien des citoyens et travailleurs lambda.
L’exposition commence avec Walker Evans et plusieurs séries de photographies d’ouvriers à Detroit, de clients à Chicago et d’usagers du métro à New York, publiées dans la presse illustrée.
Chauncey Hare est venu à la photographie pour documenter et dénoncer les conséquences physiques et psychologiques de l’ère industrielle. Avec Interiors America, il produit l’un des témoignages les plus intenses et les plus complexes sur cette époque, jamais exposé en Europe. Le film de Standish Lawder, Necrology, a été un temps fort du cinéma expérimental de l’après-guerre. Lawder a filmé des flux d’employés sur les escalators de la gare de Grand Central à New York en une parade aussi mélancolique que comique et profondément philosophique.
Lewis Baltz s’est fait connaître avec la série “The New Industrial Parks near Irvine, California”, en braquant son objectif sur les extérieurs de l’architecture modulaire.
En se concentrant sur les moments d’attente aux arrêts de bus ou dans la rue d’une classe défavorisée, l’œuvre d’Anthony Hernandez, inventive du point de vue formel et discrètement politique, réinvente la photographie de rue avec l’œil d’un topographe.
Le monumental Lunch Break de Sharon Lockhart documente dix minutes de la vie des ouvriers dans un chantier naval du Maine au moment de la pause déjeuner.
Jeff Wall est connu pour ses tableaux photographiques “presque documentaires”. Des œuvres récentes mettent en scène des travailleurs dans un espace public ou privé, personnages réels déplacés dans un nouveau décor.